Il va sans dire que, au sein même de ma section, mon attitude dérange, irrite. A tel point qu'on m'a demandé de me justifier quant à ma prise de parole.
Conformément à mes positions, je n'ai pas me justifier de quoi que ce soit. Aux dernières nouvelles, les adhérents du parti communistes sont libres d'exposer leur point de vue sur la situation, sur les débats en cours, n'en déplaise à Monsieur Thorrand qui, sous de faux airs de retrait partiel de la vie publique, souhaiterait encore et toujours tirer les ficelles du parti ou à Monsieur Mikaelian qui, s'il ne figure plus dans l'organigramme officiel aura bien des difficultés à résister à la tentation de faire valoir sa place d'élu pour influer sur la vie du parti.
Soyons clairs : si j'avais du quitter le parti pour rejoindre je ne sais quel organisme, je l'aurais déjà fait. Je suis communiste, j'en suis fier, mais je ne supporte plus de me taire au profit d'une supposée intelligentsia qui serait la seule à comprendre quelque chose à ce qui se passe. Je ne supporte plus de voir mon parti glisser vers la sociale-démocratie, trahissant son histoire et le sacrifice qu'ont accepté de faire des centaines de camarades pour la défense des idées auxquelles ils étaient attachés plus qe tout.
Le problème, c'est que ça fait désordre. Les vieux caciques n'admettent toujours pas que des camarades ne marchent pas au pas et refusent de suivre aveuglément le messie qu'ils incarneraient.
On pourrait croire que ce blog n'est que le résidu des élucubrations d'un fou paranoïaque. Pourtant, au fil des blogs d'autres camarades venus de diverses régions de France, il apparaît que c'est loin d'être le cas. A moins que le folie ne soit cyber-contagieuse.
J'en veux pour preuve ce témoignage venu de l'Isère
"Nous sommes nombreux depuis plusieurs années à constater qu'à l'intérieur de notre fédération il est devenu impossible de mener des débats constructifs. Impossible de voir respecter les différences et impossible qu'il en soit tenu compte démocratiquement."
Ou encore celui-ci, venu du Rhône :
"Le choix des communistes risque d’être remis en cause. Bafouant nos statuts qui constituent notre loi commune, une partie de l’équipe dirigeante se livre à des tentatives multiples pour dévoyer le vote des adhérents. Alors même que certains d’entre eux ont voté la base commune, lors de la réunion du conseil national du 5 septembre, ils tentent de forcer le passage pour changer le nom du PCF. Ils sont capables de dire tout et son contraire en trichant, la main sur le cœur.Faire respecter le choix des adhérents est essentiel pour que le 34ème congrès soit un congrès exceptionnel qui scelle l’unité des communistes. C’est une exigence si l’on veut rétablir la confiance ! Depuis plusieurs congrès, la base militante se sent méprisée. En ne respectant pas son expression, on ouvrirait la porte à la paralysie, au déchirement et à l’éclatement."
On le comprend aisément le PCF est à un tournant de son histoire. Et il ne pourra prendre ce virage sans risque
s'il ne prend pas réellement en compte les aspirations des militants qui font vivre le parti.