Mardi 24 juin 2008
Cette année, au mois de décembre, le PCF va jouer une partie importante pour son avenir. A l'occasion de son congrès il va devoir choisir entre deux options
qui vont décider de sa survie ou de sa disparition, choisir entre une droitisation, déjà entammée depuis quelques années mais qui n'est pas irrémédiable, ou retourner vers des bases plus
radicales, plus en accord avec les fondements du communisme.
L'un des enjeux de ce choix sera les alliances électorales. Continuerons-nous à servir d'alibi de gauche à un parti socialiste qui s'est converti au libéralisme dans l'allégresse la plus totale (et peu importe qui sera le nouveau patron du PS, une chose est certaine c'est que le rose sera bien pâle)? Ou bien auront nous le courage de tourner le dos à cette histoire faite de compromissions et d'espoirs déçus et nous tournerons nous vers les autres partenaires de gauche, politique et associatifs?
En termes de personnes cela revient à choisir entre une Marie-George Buffet, à qui on ne peut nier son intégrité mais qui ne semble pas vouloir durcir la ligne, et André Gérin, représentant d'une volonté de tourner une page ouverte avec le programme commun.
Pour ma part, le choix est déjà fait.
Rester sur la dynamique qui est actuellement la nôtre, c'est nous condamner à être phagocytés à très court terme par le PS.
Certains argueront que tourner le dos au PS et refuser de jouer le rôle de bonne conscience nous priverait de beaucoup d'élus. Rien n'est moins sûr!
Combien de camarades votent aujourd'hui pour la LCR, qui a elle gagné une image de parti réellement à gauche et porteur de propositions d'avenir, ou ont choisi de se réfugier dans l'abstention? Ces camarades là, il nous appartient de les regagner et de les accueillir à nouveau, de travailler avec eux.
Cette situation, observable à l'échelle nationale, se vérifie aussi chez nous, à Miramas. Combien de camarades sont partis, lassés de voir le parti stagner faute de volonté de changement et de régénération? La situation actuelle ne fait qu'aggraver les choses et a permis la victoire de Vigouroux lors des dernières municipales.
Le Parti Communiste est malade de la main mise d'une vieille garde qui, sous l'apparat d'un discours progressiste, a mis le couvercle sur le parti pour briser toute tentative d'évolution et de modernisation, empêche le parti d'évoluer pour conserver non pas un parti fort mais des mandats, défendant ainsi non l'intérêt de tous, mais des intérêts personnels.
Il faut que, à nouveau, le Parti Communiste soit le hérault du peuple de France, qu'il soit le porteur d'inovation et d'espoir, quitte à être durement sanctionné par des socialistes qui n'ont de gauche qu'une vague étiquette trompeuse et périmée.
Le choix de la rupture nous amenera sans doute à connaître des moments difficiles, tant les sociaux-libéraux qui furent des alliés (mais jamais des amis) voudront réduire toute opposition à l'établissement du bipartisme. Mais choisir de rester dans le sillage d'un parti qui a renié tout son héritage au nom d'une prétendue modernité nous aménera à disparaître car nous aurons nous aussi trahi.
L'un des enjeux de ce choix sera les alliances électorales. Continuerons-nous à servir d'alibi de gauche à un parti socialiste qui s'est converti au libéralisme dans l'allégresse la plus totale (et peu importe qui sera le nouveau patron du PS, une chose est certaine c'est que le rose sera bien pâle)? Ou bien auront nous le courage de tourner le dos à cette histoire faite de compromissions et d'espoirs déçus et nous tournerons nous vers les autres partenaires de gauche, politique et associatifs?
En termes de personnes cela revient à choisir entre une Marie-George Buffet, à qui on ne peut nier son intégrité mais qui ne semble pas vouloir durcir la ligne, et André Gérin, représentant d'une volonté de tourner une page ouverte avec le programme commun.
Pour ma part, le choix est déjà fait.
Rester sur la dynamique qui est actuellement la nôtre, c'est nous condamner à être phagocytés à très court terme par le PS.
Certains argueront que tourner le dos au PS et refuser de jouer le rôle de bonne conscience nous priverait de beaucoup d'élus. Rien n'est moins sûr!
Combien de camarades votent aujourd'hui pour la LCR, qui a elle gagné une image de parti réellement à gauche et porteur de propositions d'avenir, ou ont choisi de se réfugier dans l'abstention? Ces camarades là, il nous appartient de les regagner et de les accueillir à nouveau, de travailler avec eux.
Cette situation, observable à l'échelle nationale, se vérifie aussi chez nous, à Miramas. Combien de camarades sont partis, lassés de voir le parti stagner faute de volonté de changement et de régénération? La situation actuelle ne fait qu'aggraver les choses et a permis la victoire de Vigouroux lors des dernières municipales.
Le Parti Communiste est malade de la main mise d'une vieille garde qui, sous l'apparat d'un discours progressiste, a mis le couvercle sur le parti pour briser toute tentative d'évolution et de modernisation, empêche le parti d'évoluer pour conserver non pas un parti fort mais des mandats, défendant ainsi non l'intérêt de tous, mais des intérêts personnels.
Il faut que, à nouveau, le Parti Communiste soit le hérault du peuple de France, qu'il soit le porteur d'inovation et d'espoir, quitte à être durement sanctionné par des socialistes qui n'ont de gauche qu'une vague étiquette trompeuse et périmée.
Le choix de la rupture nous amenera sans doute à connaître des moments difficiles, tant les sociaux-libéraux qui furent des alliés (mais jamais des amis) voudront réduire toute opposition à l'établissement du bipartisme. Mais choisir de rester dans le sillage d'un parti qui a renié tout son héritage au nom d'une prétendue modernité nous aménera à disparaître car nous aurons nous aussi trahi.

