Samedi 15 novembre 2008
Hier soir avait lieu la conférence de section de Miramas lors de laquelle
allait être élus l'exécutif et la direction de la section de ville.
On sait que sur notre commune, les choses sont loins d'être simples. Il n'y a qu'à se rappeler qu'une immense partie des communistes ont choisi de quitter le navire pour aller voir ailleur si l'herbe est plus rouge. C'est tout dire de l'ambiance qui règne... Surtout si l'on se rappelle que ni Claude Mikaelian, ni Georges Thorrand n'ont accepté, à quelque instant que ce soit, d'analyser honnêtement la situation et d'assumer leurs responsabilités dans cette situation.
Le résultat, tout le monde le connaît, c'est la lourde défaite électorale lors des dernières municipales. Je ne parlerai même pas des élections cantonales tant la désignation du candidat prête elle même à controverse au vu du déroulement des opérations.
Face à ce double constat d'échec de la politique menée par le PC à l'échelle locale (quoi que le national ne soit pas en reste...) et de la division des communistes nous avions jugé opportun de proposer une liste "alternative" (je choisi ce mot car c'est le seul qui convienne, proposer une alternative c'est avant tout permettre de faire un choix) face à celle que proposait la direction sortante. Au passage, cette direction s'était bien gardée de solliciter, comme le prévoient les statuts, l'ensemble des camarades, préférant négocier, discutailler en privé plutôt que de débattre publiquement et de faire les choses à la vue et au su de tous.
Certes, les deux listes comportaient nombre de similitudes. Mais les différences, bien que n'étant pas nombreuses, étaient toutefois d'une importance conséquente. La disparition de Georges Torrand de l'éxecutif semblait être une opportunité d'une part d'affirmer notre prise en compte du choix démocratique des Miramasséens, d'autre part de tourner une page de l'histoire politique de notre ville et de débuter la reconstruction et le rassemblement des communistes. Le choix même de la direction, destinée à encadrer deux "jeunes" dirigeants par un troisième plus expérimenté de façon à leur permettre de connaître en profondeur le fonctionnement et la gestion d'un organisme politique, semblait être une solution efficace pour palier aux incertitudes quant au renouvellement des cadres. La répartition des responsabilités, effectuées sur le même modèle que ce qu'avait fait la direction sortante, comportait elle aussi des différences notables. Bref, malgré les similitudes, les différences étaient réelles et impliquaient une vision différente de ce que doit être notre action.
Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que l'apparition d'une liste autre que celle proposée par le Saint des saints était considérée comme une trahison! un crime de lèse majesté! une menace pour l'unité du parti!
Ciel! Des communistes osent réclamer l'exercice plein et entier de la démocratie au sein même du parti! Mais où va le monde?????
Cela pourrait prêter à sourire, mais le plus virulent opposant à la présence, et même à la prise en compte de cette candidature offensante, n'avait été Georges Thorrand en personne.
Le débat n'a jamais porté sur le fond du problème, toute tentative allant en ce sens étant systématiquement balayée par Thorrand ou Mikaelian, préférant batailler sur des thèmes allant de la menace que représentent l'existance d'idées différentes au sein du parti aux risques de scission que nous ne manquerions pas de vouloir créer. C'est dire la variété de leurs arguments et leur volonté de voir la démocratie être autre chose que de vagues discours vides de sens.
Par une habile pirouette, et alors que nous réclamions que pour une fois les voix minoritaires soient enfin prises en compte dans un débat interne, Mikaelian a imposé l'idée que le vote ne se fasse que sur sa liste, fruit d'un hypothétique concensus (comment en être certain alors que l'éxecutif n'a jamais eu l'occasion de s'exprimer sur cette question en votant).
La boucle était bouclée et toute vélléité de voire les choses évoluer réprimée.
Que dire de ceux qui m'accusent de n'être là soit pour nuire et empêcher d'avancer, soit de n'être que le bon soldat de camarades aux ambitions dérangeantes, si ce n'est que je ne suis fidèle qu'à une chose : l'idée que j'ai de ce que doit être le communisme. Et que si j'ai rejoins mon camarade Pédinielli, ce n'est pas parce que je l'idolâtre, comme d'autres idolâtrent Thorrand sans que cela ne semble géner qui que ce soit - et d'ailleur étant athée je ne vénère aucune idole, icône ou autre ami imaginaire, mais parce que j'ai une convergence d'opinion et rien d'autre. Il est quand même assez agaçant de se voir donner des leçons par quelques arrivistes qui ne voient dans le parti qu'un moyen de satisfaire des ambitions personnelles.
La liberté de conscience, l'originalité dans l'approche des problèmes semble être un grave défaut dans un parti où, malgré l'écoulement inéluctable des années, les réflexes staliniens sont profondément ancrés chez nombre de camarades.
Si on ajoute à cela l'adoption (plus que probable, mais non encore effective) d'un texte qui se tourne ouvertement vers la sociale-démocratie (meilleure preuve, on pense à changer le nom du parti pour gommer peu à peu les références au communisme) on ne peut qu'être inquiets pour l'avenir de ce parti dans lequel de moins en moins de femmes et d'hommes de gauche, marxistes et révolutionnaires se retrouvent
On sait que sur notre commune, les choses sont loins d'être simples. Il n'y a qu'à se rappeler qu'une immense partie des communistes ont choisi de quitter le navire pour aller voir ailleur si l'herbe est plus rouge. C'est tout dire de l'ambiance qui règne... Surtout si l'on se rappelle que ni Claude Mikaelian, ni Georges Thorrand n'ont accepté, à quelque instant que ce soit, d'analyser honnêtement la situation et d'assumer leurs responsabilités dans cette situation.
Le résultat, tout le monde le connaît, c'est la lourde défaite électorale lors des dernières municipales. Je ne parlerai même pas des élections cantonales tant la désignation du candidat prête elle même à controverse au vu du déroulement des opérations.
Face à ce double constat d'échec de la politique menée par le PC à l'échelle locale (quoi que le national ne soit pas en reste...) et de la division des communistes nous avions jugé opportun de proposer une liste "alternative" (je choisi ce mot car c'est le seul qui convienne, proposer une alternative c'est avant tout permettre de faire un choix) face à celle que proposait la direction sortante. Au passage, cette direction s'était bien gardée de solliciter, comme le prévoient les statuts, l'ensemble des camarades, préférant négocier, discutailler en privé plutôt que de débattre publiquement et de faire les choses à la vue et au su de tous.
Certes, les deux listes comportaient nombre de similitudes. Mais les différences, bien que n'étant pas nombreuses, étaient toutefois d'une importance conséquente. La disparition de Georges Torrand de l'éxecutif semblait être une opportunité d'une part d'affirmer notre prise en compte du choix démocratique des Miramasséens, d'autre part de tourner une page de l'histoire politique de notre ville et de débuter la reconstruction et le rassemblement des communistes. Le choix même de la direction, destinée à encadrer deux "jeunes" dirigeants par un troisième plus expérimenté de façon à leur permettre de connaître en profondeur le fonctionnement et la gestion d'un organisme politique, semblait être une solution efficace pour palier aux incertitudes quant au renouvellement des cadres. La répartition des responsabilités, effectuées sur le même modèle que ce qu'avait fait la direction sortante, comportait elle aussi des différences notables. Bref, malgré les similitudes, les différences étaient réelles et impliquaient une vision différente de ce que doit être notre action.
Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que l'apparition d'une liste autre que celle proposée par le Saint des saints était considérée comme une trahison! un crime de lèse majesté! une menace pour l'unité du parti!
Ciel! Des communistes osent réclamer l'exercice plein et entier de la démocratie au sein même du parti! Mais où va le monde?????
Cela pourrait prêter à sourire, mais le plus virulent opposant à la présence, et même à la prise en compte de cette candidature offensante, n'avait été Georges Thorrand en personne.
Le débat n'a jamais porté sur le fond du problème, toute tentative allant en ce sens étant systématiquement balayée par Thorrand ou Mikaelian, préférant batailler sur des thèmes allant de la menace que représentent l'existance d'idées différentes au sein du parti aux risques de scission que nous ne manquerions pas de vouloir créer. C'est dire la variété de leurs arguments et leur volonté de voir la démocratie être autre chose que de vagues discours vides de sens.
Par une habile pirouette, et alors que nous réclamions que pour une fois les voix minoritaires soient enfin prises en compte dans un débat interne, Mikaelian a imposé l'idée que le vote ne se fasse que sur sa liste, fruit d'un hypothétique concensus (comment en être certain alors que l'éxecutif n'a jamais eu l'occasion de s'exprimer sur cette question en votant).
La boucle était bouclée et toute vélléité de voire les choses évoluer réprimée.
Que dire de ceux qui m'accusent de n'être là soit pour nuire et empêcher d'avancer, soit de n'être que le bon soldat de camarades aux ambitions dérangeantes, si ce n'est que je ne suis fidèle qu'à une chose : l'idée que j'ai de ce que doit être le communisme. Et que si j'ai rejoins mon camarade Pédinielli, ce n'est pas parce que je l'idolâtre, comme d'autres idolâtrent Thorrand sans que cela ne semble géner qui que ce soit - et d'ailleur étant athée je ne vénère aucune idole, icône ou autre ami imaginaire, mais parce que j'ai une convergence d'opinion et rien d'autre. Il est quand même assez agaçant de se voir donner des leçons par quelques arrivistes qui ne voient dans le parti qu'un moyen de satisfaire des ambitions personnelles.
La liberté de conscience, l'originalité dans l'approche des problèmes semble être un grave défaut dans un parti où, malgré l'écoulement inéluctable des années, les réflexes staliniens sont profondément ancrés chez nombre de camarades.
Si on ajoute à cela l'adoption (plus que probable, mais non encore effective) d'un texte qui se tourne ouvertement vers la sociale-démocratie (meilleure preuve, on pense à changer le nom du parti pour gommer peu à peu les références au communisme) on ne peut qu'être inquiets pour l'avenir de ce parti dans lequel de moins en moins de femmes et d'hommes de gauche, marxistes et révolutionnaires se retrouvent
