Lundi 7 avril 2008
Un mois après le deuxième tour des élections municipales, l'heure est, pour le Parti Communiste, plus que jamais au bilan. Encore faut-il avoir la volonté de regarder les choses en face, d'être honnête avec soi même et d'accepter de prendre ses responsabilité.
Le constat qui s'impose d'emblée est celui de notre défaite. Une véritable déroute si l'on prend le temps d'analyser l'évolution de notre score entre les deux tours : près de 250 voix en moins dans une ville où, historiquement, le Parti Communiste est une des principales composantes de la vie politique, où notre candidat faisait figure de notable et de personne d'expérience.
Comment expliquer une telle défection? Comment comprendre les motivations de nos concitoyens qui
ont opté pour un candidat inconnu jusqu'alors dans notre ville?
Les raisons ne sont a priori pas très compliquées à déceler, mais elles font mal, elles gènent nos dirigeants car elles les mettent directement en cause.
C'est notre incapacité, notre absence de volonté devrais-je dire, à faire l'union à gauche qui en est la
cause.
Que cette union avec les Socialistes n'ait pas été faite dès le premier tour n'est pas en soit un handicap. Les deux partis ont après tout des points de vue très différents sur bien des domaines, que ce soit à l'échelle nationale ou locale. Que les sceptiques regardent de près les positions respectives sur la constitution européenne ou sur le SAN Ouest-Provence, ils auront tout le loisir d'appréhender l'écart qui existe.
Ce qui est plus grave, c'est notre attitude depuis déjà six ans vis-à-vis de Jacques Baudoux. Certe, il a quitté le parti et s'est ainsi mis en tort vis à vis des instances. Mais comment ne pas comprendre son agacement face aux blocages? comment nier que tout ne fonctionne pas forcément comme cela devrait être le cas? Comment ne pas reconnaître que nous n'avons pas réellement tout fait pour régler ce problème quand il en était encore temps? Comment ne pas se rappeler l'attitude de Georges Thorrand, certain que Jacques ne ferait guère plus de 5% et qui considérait le problème comme mineur? Voilà ce qui, de mon point de vue, explique en grande partie nos désillusions du premier tour!
Que dire alors de l'attitude de nos dirigeants entre les deux tours? Pourquoi attendre un signe des Socialistes quand il est urgent de passer soi-même à l'action? Pourquoi ce silence le lundi 10 mars dans la presse quand il aurait fallu prendre la parole pour tenter de renverser la tendance?
Plus grave encore, il y a ce refus de la part de la tête de liste et de son directeur de campagne de négocier le nombre de places proposées par Frédéric Vigouroux. Etait-il aussi vital que cela de refuser 12 sièges, avec tout ce que cela comporte en terme d'adjoints, d'élus et de délégations, pour s'accrocher à ce chiffre tellement plus significatif de 14 sièges! Et ceci dans le plus grand secret, sans que les colistiers n'en soit informés de façon claire et honnête!
C'est cette désunion que les électeurs ont sanctionné!
C'est aussi par lassitude de l'éternel duel Carlin - Thorrand qu'ils ont fait le choix d'un homme nouveau. Et pourtant ce ne fut pas faute d'interpeller Georges et de le mettre face à la réalité. Mais il n'est pas de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir.
Notre défaite est logique, car elle est le résultat d'un ensemble de décisions imposées et non négociées qui allaient à l'encontre de ce que souhaitaient les Miramasséens : changer d'ère et moderniser la vie de notre ville.
Ce sont toutes ces questions qui m'ammènent non pas à entrer en discidence, mais à me poser des questions sur le fonctionnement de notre section, sur ce que nous devons faire pour reprendre notre place dans le débat municipal, pour redevenir ce que nous étions : un interlocuteur incontournable dans les affaires de notre ville.
Pour rappel, voici les résultats des deux tours:
Premier tour:
| Liste conduite par | Voix | % Exprimés |
Sièges gagnés |
| M. Frédéric VIGOUROUX | 2550 | 24,85 | 0 |
| M. Jacques BAUDOUX | 1034 | 10,08 | 0 |
| M. François MARTINEZ | 850 | 8,28 | 0 |
| M. Louis BONNEL | 1219 | 11,88 | 0 |
| M. Pierre CARLIN | 2639 | 25,72 | 0 |
| M. Georges THORRAND | 1970 | 19,20 | 0 |
Deuxième tour:
| Liste conduite par | Voix | % Exprimés |
Sièges gagnés |
| M. Frédéric VIGOUROUX | 5139 | 48,13 | 26 |
| M. Pierre CARLIN | 3812 | 35,70 | 6 |
| M. Georges THORRAND | 1727 | 16,17 | 3 |
